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Le travail
des enfants : un danger
Rosita était une enfant avec de beaux yeux et un
regard doux.
A 11 ans, elle vendait des bonbons chaque matin et chaque soir.
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Mais à l’école, au moment de la
récréation, tous les autres enfants sortaient jouer, mais Rosita restait
dans la salle de classe.
-
Rosita, qu’est-ce qui se passe ?
-
Je suis fatiguée, monsieur, j’ai sommeil. C’est
que je dois me lever tôt pour préparer mes bonbons.
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A la sortie de l’école, Rosita allait
régulièrement vendre ses bonbons.
-
Bonbons ! achetez
mes bonbons..
- Hep ! petite, viens par ici !
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-
Tu vends quoi ?
-
Des bonbons.
-
Bon, je vais t’en acheter, mais il faudra que
tu viennes me voir tous les soirs.
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Très contente, Rosita se rendait donc chaque jour à
la boutique de Monsieur Abelardo.
-
C’est bien Rosita, tu tiens parole. Continue à
venir.
-
Voilà.
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Désormais, à l’école, Rosita était heureuse ;
elle sortait jouer avec les autres en récréation et son regard avait
changé..
-
Allons jouer !
-
Tous ensemble !
-
D’accord !
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L’instituteur nota le changement de
comportement de Rosita et lui en fit la remarque :
-
Rosita, comme tu as l’air contente !
-
Oui, monsieur : c’est que maintenant je
vends tous mes bonbons. Le marchand là-bas me les achète tous les
jours, et il est très gentil avec moi. |
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Le maître repensa à ce que lui avait dit
Rosita.
-
Le marchand…
-
Comme c’est bizarre !
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Le jour de la distribution des prix arrivait,
tous ses camarades avaient mis leurs beaux habits et leurs chaussures.
-
Comment faire ? Il me faut gagner davantage :
tant pis, je vais rater l’école.
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Alors qu’elle vendait ses bonbons dans les rues,
elle rencontra Monsieur Abelardo.
-
Rosita, qu’est-ce que tu as ? Tu as l’air
triste aujourd’hui !
-
C’est aujourd’hui la distribution des prix,
mais je n’ai ni beaux habits, ni chaussures.
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-
Rosita, je peux t'acheter une robe et des
chaussures.
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A ce moment, une pluie fine se mit à tomber.
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Oh, il pleut…
-
Rosita, allons dans ma boutique. Je t’invite à
déjeuner.
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Mais comment est-ce que je vais faire avec mes
bonbons ?
-
Ne t’inquiète pas, je t’achète tout ton stock.
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Profitant de l’innocence de Rosita, Monsieur
Abelardo lui demanda :
-
Rosita, viens donc chez moi ce soir à 10
heures : je te donnerai un cadeau.
-
D’accord !
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Au collège, en parlant avec Rosita, l’instituteur
lui dit :
-
Comment vas-tu, Rosita ?
-
Bien, monsieur. Le marchand va m’offrir une
robe et des chaussures pour la distribution des prix.
-
Est-ce que tu t’es demandé pour quelle raison
il veut que tu ailles chez lui si tard ?
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Rosita réfléchit et repensa à tout ce qui s’était
passé : elle et décida finalement de ne pas se rendre chez Monsieur
Abelardo.
-
Je n’irai pas, je pourrais me mettre en
danger.
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Le jour suivant…
l’instituteur alla à la boutique pour parler à Monsieur Abelardo, mais
elle était fermée et il n’a plus jamais entendu parler de lui.
A vendre - Fermé
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