Surya



Droit aux soins.
Le Népal va-t-il retrouver la paix après 10 années de conflit
armé entre maoïstes et armée royale du Népal. Une paix qui
profiterait en priorité aux enfants, à la santé, à la vie de famille
et à l’environnement.

Le dessin évoque la différence entre les filles et les garçons dans les villages. Le garçon consacre sa soirée aux devoirs de classe, à la lueur de la bougie. La fille se consacre aux tâches ménagères dans la cuisine. Beaucoup de parents n’envoient pas leurs filles à l’école. Les jeunes filles, une fois mariées quittent leur famille pour rejoindre celle de leur époux. Aussi, les parents de la jeune fille, quand on leur demande pourquoi leur fille ne va pas à l’école, répondent « pourquoi arroserions-nous la plante du voisin ?»

Voici
deux activités dans lesquelles on retrouve beaucoup d’enfants privés
d’école : activité agricole à gauche, à la campagne ; activité
artisanale à droite, avec la confection de jarres en terre cuite,
plutôt en milieu urbain. Le travail des enfants au Népal est une
réalité et une nécessité économique. Pour certaines familles, c’est
necessaire pour la survie. Si les enfants ne travaillent pas, les
enfants ne mangent pas.
Bikash l’illustrateur, avant d’être
au foyer Chess vivait pour une part dans la rue et travaillait comme
employé de maison pour faire manger sa famille. Il est aujourd’hui
scolarisé en classe 8 et rêve d’être pilote d’hélicoptère.


Migration
Lors des dix dernières années, les villageois ont du quitter leurs
maisons en raison du conflit opposant maoïstes et armée royale du
Népal. Les propriétés ont été réquisitionnées soit par l’armée, soit
par les maoïstes. Cette migration forcée a conduit beaucoup de
népalais vers les villes à la recherche de travail et de revenus
pour survivre.

Deux scènes bucoliques : des jeunes filles consacrant leur vie aux tâches ménagères, souvent dans leur belle-famille après le mariage, bavardent au point d’eau du village. Les jeunes femmes dont beaucoup sont illettrées, passent leur temps entre la cuisine, les enfants, les corvées diverses comme le coupage d’herbes pour les animaux ou l’épandage à mains nues du fumier dans les champs.
A
droite un jeune garçon surveille le troupeau. A la campagne les
enfants sont souvent absents à l’école ; les parents préfèrent les
envoyer aux champs et leur confier des tâches ménagères.


Deux
jeunes filles marchent. L’une va à l’école, tête haute, avec sa
cantine à la main et son sac à dos. L’autre se consacre au portage.
Au Népal, hommes et femme font du portage. Ils sont chaussés de
tongs. Parfois les porteurs vont pieds nus. Beaucoup de femmes sont
frustrées de ne pas avoir reçu d’éducation.




C’est l’illustration de la disparité entre les filles du milieu urbain et du milieu rural. A la campagne (à gauche) la jeune fille cuisine pour sa famille, et délaisse les devoirs de l’école. Cette disparité existe dans d’autres domaines, notamment dans l’accès à l’information sur la sexualité et sur la contraception. Le Sida n’est plus un sujet tabou au Népal mais devient un véritable problème de société.
Surendra

Ici
le dessin traduit les différentes activités dévolues aux enfants et
aux parents en milieu rural. En bas, les parents se reposent après
le travail. Leur fille cuisine. Leur fils fait du portage pour
gagner de quoi faire vivre la famille. Les hottes ou khodos peuvent
contenir jusqu’à 60 kilos de matériel. Les enfants ne vont pas à
l’école.
Parbati

Ici
sont représentées différentes activités dévolues aux enfants à la
campagne. Travaux des champs en haut à gauche, bricolage, en bas à
gauche, surveillance des troupeaux à droite. Les parents n’envoient
pas les enfants à l’école.
Ajit

Deux
garçons marchent. L’un se dirige vers l’école avec son uniforme et
son cartable (Des heures de marche séparent parfois les habitations
des écoles) ; l’autre consacre son temps au portage et ne fréquente
pas l’école. Ainsi tous les jours deux univers se croisent dans le
même pays. Le père d’Ajit est porteur. Les adultes portent parfois
des charges de 130 kilos.
Bishnu

Deux
jeunes filles : l’une éduquée danse, à droite, l’autre illettrée,
consacre sa vie aux tâches ménagères. Le non accès à l’éducation
entraîne de grands traumatismes pour les jeunes filles.