Surya


Bikash Tamang


Droits humains

"
Chers amis, je vous écris depuis le Népal. Le droit signifie satisfaire aux besoins de chaque personne sans interruption. C'est la liberté de penser, d'agir et de parler quelque soit le sujet. Le droit des enfants fait partie des droits humains. Les enfants sont aujourd'hui le futur de la nation. Ils sont ceux qui demain conduiront le pays vers le chemin de la prospérité, de la paix et du progrès. Les enfants devraient bénéficier de ces droits.

Le droit des enfants englobe plusieurs choses : ils ont besoin de soins de santé et maternels, d'eau potable et de nourriture saine, d'éducation incluant les jeux (tous représentés ici).

Quelques enfants ici bénéficient de ces facilités de base ; beaucoup n'en bénéficient pas). Il y a beaucoup d'enfants vivant dans la rue, dans tout le pays. Certains enfants sont employés dans des usines, dans des hôtels, etc. Ils ne bénéficient pas de véritables salaires pour leur travail.

Les droits de la personne, dans ses rapports avec les autres et la société. Chacun a droit à avoir une nationalité : le Tibet a été envahi par la Chine il y a plus d'un demi siècle et n'est pas reconnu comme un état. Plus d'1 200 000 tibétains sont morts des suites de l'invasion  et le Tibet est aujourd'hui, malgré lui, assimilé à la Chine."

 


Bikash


La religion
Chacun est libre de penser ce qu'il veut, de choisir sa religion: au Népal, les religions se côtoient sans aucune tension. L'hindouisme est religion d'état.(80,62% de la population selon le recensement de 2001). On y trouve aussi beaucoup de bouddhistes (10,74%). On y pratique l'Islam (4,20%), le kirantisme (ou animisme) (3,60%), le christianisme (0,45%), entre autres.
De gauche à droite: un temple bouddhiste (Gompa), un temple islamique, un temple hindou
 


Droit aux soins.
Le Népal va-t-il retrouver la paix après 10 années de conflit armé entre maoïstes et armée royale du Népal. Une paix qui profiterait en priorité aux enfants, à la santé, à la vie de famille et à l’environnement.
 

 Le dessin évoque la différence entre les filles et les garçons dans les villages. Le garçon consacre sa soirée aux devoirs de classe, à la lueur de la bougie. La fille se consacre aux tâches ménagères dans la cuisine. Beaucoup de parents n’envoient pas leurs filles à l’école. Les jeunes filles, une fois mariées quittent leur famille pour rejoindre celle de leur époux. Aussi, les parents de la jeune fille, quand on leur demande pourquoi leur fille ne va pas à l’école, répondent « pourquoi arroserions-nous la plante du voisin ?»

 



 Voici deux activités dans lesquelles on retrouve beaucoup d’enfants privés d’école : activité agricole à gauche, à la campagne ; activité artisanale à droite, avec la confection de jarres en terre cuite, plutôt en milieu urbain. Le travail des enfants au Népal est une réalité et une nécessité économique. Pour certaines familles, c’est necessaire pour la survie. Si les enfants ne travaillent pas, les enfants ne mangent pas.

Bikash l’illustrateur, avant d’être au foyer Chess vivait pour une part dans la rue et travaillait comme employé de maison pour faire manger sa famille. Il est aujourd’hui scolarisé en classe 8 et rêve d’être pilote d’hélicoptère.
 


Dalsing


Les libertés publiques

Chacun est libre d'exprimer ce qu'il pense: en avril 2006, au népal, les manifestations organisées pour réclamer le retour à une démocratie parlementaire et la fin du règne absolu du monarque furent sévèrement réprimées. En trois semaines, plus de 5000 personnes furent blessées à coups de bâton ou par balles; 16 personnes sont mortes et des dizaines resteront handicapées. Les écoles durant ce temps furent fermées.



Migration

Lors des dix dernières années, les villageois ont du quitter leurs maisons en raison du conflit opposant maoïstes et armée royale du Népal. Les propriétés ont été réquisitionnées soit par l’armée, soit par les maoïstes. Cette migration forcée a conduit beaucoup de népalais vers les villes à la recherche de travail et de revenus pour survivre.

 

 Deux scènes bucoliques : des jeunes filles consacrant leur vie aux tâches ménagères, souvent dans leur belle-famille après le mariage, bavardent au point d’eau du village. Les jeunes femmes dont beaucoup sont illettrées, passent leur temps entre la cuisine, les enfants, les corvées diverses comme le coupage d’herbes pour les animaux ou l’épandage à mains nues du fumier dans les champs.

A droite un jeune garçon surveille le troupeau. A la campagne les enfants sont souvent absents à l’école ; les parents préfèrent les envoyer aux champs et leur confier des tâches ménagères.

 


Iman


Les droits de la personne

Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à être en sécurité. Depuis 10 ans, la guérilla maoïste et l'armée royale népalaise s'affrontent, faisant plus de 13 000morts. Les enfants sont souvent enrôlés de force par la guérilla.
 Ils sont aussi souvent soupçonnés d'être des indicateurs au service de l'un des 2 camps. Leurs droits sont bafoués; leur vie, leur liberté, leur sécurité sont menacées.
 

 Deux jeunes filles marchent. L’une va à l’école, tête haute, avec sa cantine à la main et son sac à dos. L’autre se consacre au portage. Au Népal, hommes et femme font du portage. Ils sont chaussés de tongs. Parfois les porteurs vont pieds nus. Beaucoup de femmes sont frustrées de ne pas avoir reçu d’éducation.
 


Imam Praja


Pollution, droit à la santé.
Les népalais déversent leurs ordures dans les rivières ou dans la rue. L’eau souillée va être bue en aval par des enfants qui seront victimes de diarrhées. 45000 enfants meurent chaque année au Népal des suites de diarrhées. On parle en 2006 de choléra.

 


Om


Villages désertés.
Des zones sont désertées par les habitants qui ont fui le conflit entre maoïstes et armée royale du Népal. Aujourd’hui, ils retournent dans leurs villages tant que le cessez le feu est en vigueur et y reprennent leurs , essentiellement l’agriculture.

 


Sagar


Droit à l'éducation.
Les écoles ont été les premières victimes du conflit armé entre maoïstes et armée royale du Népal. Beaucoup ont été fermées, de force par les maoïstes. Les instituteurs ont souvent pris la fuite pour éviter de payer la taxe révolutionnaire exigée par les maoïstes. D’autres instituteurs ont été enrôlés de force, ainsi que leurs élèves, dans les troupes révolutionnaires.

 

 C’est l’illustration de la disparité entre les filles du milieu urbain et du milieu rural. A la campagne (à gauche) la jeune fille cuisine pour sa famille, et délaisse les devoirs de l’école. Cette disparité existe dans d’autres domaines, notamment dans l’accès à l’information sur la sexualité et sur la contraception. Le Sida n’est plus un sujet tabou au Népal mais devient un véritable problème de société.

 


Surendra



 Ici le dessin traduit les différentes activités dévolues aux enfants et aux parents en milieu rural. En bas, les parents se reposent après le travail. Leur fille cuisine. Leur fils fait du portage pour gagner de quoi faire vivre la famille. Les hottes ou khodos peuvent contenir jusqu’à 60 kilos de matériel. Les enfants ne vont pas à l’école.
 


Parbati

 Ici sont représentées différentes activités dévolues aux enfants à la campagne. Travaux des champs en haut à gauche, bricolage, en bas à gauche, surveillance des troupeaux à droite. Les parents n’envoient pas les enfants à l’école.
 


Ajit

 Deux garçons marchent. L’un se dirige vers l’école avec son uniforme et son cartable (Des heures de marche séparent parfois les habitations des écoles) ; l’autre consacre son temps au portage et ne fréquente pas l’école. Ainsi tous les jours deux univers se croisent dans le même pays. Le père d’Ajit est porteur. Les adultes portent parfois des charges de 130 kilos.
 


Bishnu

 Deux jeunes filles : l’une éduquée danse, à droite, l’autre illettrée, consacre sa vie aux tâches ménagères. Le non accès à l’éducation entraîne de grands traumatismes pour les jeunes filles.